« Quatre-vingt-treize voix pour, six contre et trois abstentions », tel a été le décompte d’une séance d’interpellation tenue le lundi 18 mars 2019. C’était dans cette ambiance que l’ancien premier ministre Jean Henry Céant et son gouvernement ont reçu un vote de censure à la chambre basse du parlement haïtien.

Dans une correspondance écrite en date du 18 mars au vice-président de l’Assemblée Nationale, le député Gary Bodeau, le président de la république disait qu’il avait pris acte du renvoie de M. Céant et de son gouvernement.

Mais, aujourd’hui c’est avec beaucoup de peine que plus d’une personne voit que le président de la république est en train de ruminer l’aliment qu’il a rejeté, Jean Michel Lapin. Ministre de la culture et de la communication au moment du vote, Jean Michel Lapin a lui aussi été censuré par les parlementaires.

Lapin ne posait pas de lapin à son supérieur hiérarchique qui l’a choisi pour sa constance, son dévouement et son professionnalisme, comme premier ministre a.i.

Aujourd’hui encore l’amour qu’il y ait entre Lapin le nouveau animal politique et le chef de l’État, ne cesse pas d’allumer la bougie de la politique haïtienne. En effet, dans la courte liste des premiers ministrables, il y avait Marjorie Alexandre Brunache, Jean Gabriel Fortuné, et enfin le poulain du chef de l’État, Jean Michel Lapin.

L’actuel premier ministre a.i, Jean Michel Lapin est désigné par le président de la république pour être le nouveau premier ministre du pays. On dirait que la pierre qui a été jetée par le parlement, est bel et bien choisie par le président pour construire le sol du développement, tant rêvé par chaque citoyen haïtien.

À rappeler que l’ancien ministre de la culture a été censuré par la chambre des députés, pour l’inapplication de sa politique publique sectorielle.

La grande question qui se pose par l’opinion publique: « Est-ce la chambre des députés va donner à nouveau leur confiance à Jean Michel Lapin ? » Car, ce dernier faisait partie du gouvernement qui a été censuré.

NB: L’article 157 de la constitution dit pour être nommé premier ministre, il faut: avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable de deniers publics. Nous allons voir pour une fois encore si la politique va régner sur le Droit.

Caleb Franck Junior Fontilus