Lauréate de la catégorie « Nouvelle », du concours littéraire, organisé par les Editions plus. Dans le cadre de la saison des lettres congolaises 2019. Événement qui a eu lieu du 3 au 8 juin 2019, à la bibliothèque Nationale du Congo.

Négresse Colas, de son vrai nom Manicheca Colas, s’impose véritablement dans la sphère de la littérature haïtienne, pour sa dernière nouvelle: le prix d’une déception.

Le prix d’une déception est un souffle d’espérance. Un texte qui traduit la réalité sociale. Le récit de Négresse Colas: « s’inspire du phénomène madan papa, de la famille monoparentale, de la zombification etc…

Pour la Lauréate de la catégorie nouvelle, du concours des lettres congolaises 2019: il est temps que les hommes prennent leur responsabilité de père. Il est intolérable que la jeunesse soit aussi méprisée dans une société. Il est temps que les jeunes filles puissent gagner leur vie correctement. Telles-sont les attentes de Négresse, par rapport à l’effet de sa nouvelle  » le prix d’une déception ».

La jeune poétesse de 23 ans, finissante en Sciences Comptables, et maquilleuse professionnelle, n’est quand même pas à son premier coup d’essai. Son aventure dans l’écriture a débuté réellement lorsqu’elle avait seulement 15 ans. Mes marques Mon histoire, son premier recueil de poème paru en mai dernier chez une maison d’édition française. Les Editions Plus.

Si Shakespeare, voit la poésie comme un monde enfermé dans un homme. Colas, utilise ses vers lui même pour combattre les maux de ce monde. Sa poésie éduque, illumine la vue. Elle est à la vie ce que le feu est au bois. Elle en émane et la transforme.

Avez-vous l’assurance que votre littérature pourrait participer au changement de votre pays Négresse?

Oui, la littérature joue un rôle important dans le changement d’une société. L’écrivain peut utiliser sa plume pour détruire, ou pour construire son entourage. Prenons, comme échantillon les auteurs des lumières en France au 18ème siècle. Ils participaient pour beaucoup dans la civilisation française. À mon avis, la littérature peut sauver Haïti.

Personnellement, à quel niveau voulez-vous ce changement ?

Je veux l’intégration et la participation de la jeunesse au niveau l’économie haïtienne. Comme ça, le jeune homme n’aura pas attendre 50 ou 60 ans pour s’offrir quelques plaisirs. Et la jeune fille n’aura pas à donner son corps à un viellard pour quelques billets.

Négresse Colas, un dernier mot ?

Les livres parlent, les livres soulagent et changent. Alors, échangeons le stress quotidien contre un moment de lecture. Lisons pour exister, lisons pour résister!

A noter que: « le prix d’une déception » sera publié très bientôt, dans un recueil collectif par les Editions plus.

Caleb Franck Junior Fontilus