C’est le titre du discours de nos compatriotes haïtiens depuis plus de décennies. De nos jours, constatant l’échec des pouvoirs publics en Haïti, la tournure de l’exposé prend une autre ampleur.

En plus d’une divergence à l’équipe PHTK au pouvoir, beaucoup de nos compatriotes demandent une « Tabula rasa ». Cela veut dire casser ce système pour remédier à un autre. Une idéologie que l’ancien sénateur, Jean Charles Moïse caresse toujours dans ses propos.

Pour certains d’autres la solution n’est pas dans une table rase. Car le problème n’est pas institutionnel, mais plutôt un problème d’Homme. Ils n’ignorent pas pour autant, des changements essentiels qu’il faut faire dans le système.

Au moment où l’on parle, le spectacle dégradant que le Président de la République, le gouvernement et la majorité des parlementaire donnent à la nation et au monde est honteux. Le nom du chef de l’Etat est indexé, dans le dernier rapport que la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA), a produit sur la dilapidation des fonds PetroCaribe.

Au parlement, jusqu’à présent on arrive pas à tenir la troisième séance de ratification de la politique générale du premier ministre Jean-Michel Lapin au sénat, d’une part. Et d’un autre côté, l’ouverture de la deuxième session parlementaire, prévue pour le deuxième lundi du mois de Juin, n’a pas été respectée.

Dans le judiciaire, la chanson de la corruption ne cesse jamais de faire son tour. Mise à part du mauvais traitement des magistrats, qui sont traités en parent pauvre. Le chef de l’Etat a déclaré qu’il a nommé lui même, quarante juges corrompus.

Depuis le dimanche 9 juin 2019, le peuple souverain demande la démission du garant des institutions de l’Etat, pour son implication profonde dans la corruption. L’ingénieur Jovenel Moïse, pour sa part assure le peuple, qu’il n’est pas un homme corrompu, d’autre en plus il ne trahit jamais son peuple. Le président oublie, s’il revient à la justice de faire jaillir la lumière sur ce dossier. Il aura bien à se défendre, mais par devant la justice, disait le Sénateur Youri Latortue. Et non dans les médias, car l’affaire PetroCaribe n’est pas une question de politique.

Pour le respect de la Démocratie, pour valoriser l’institution qui est la présidence, pour prouver au peuple qu’il n’a pas été trahi. Le président Jovenel Moïse doit donner sa démission, pour qu’il soit entendu par devant le tribunal de Droit Commun, afin de prouver son innocence ou pas, dans le dossier PetroCaribe.

Pour un autre motif, si le Sanwont ne veut pas partir. Il se présente au moins, une occasion pour que la cinquantième législature sauve son honneur. Les députés peuvent écrire une lettre de mise en accusation contre contre le président, pour tous les crimes qu’il a causé sur le pouvoir. Le massacre de la saline, celui de Carrefour-Feuilles, ainsi que le dossier de Dermalog. dans ce cas, le Sénat va s’ériger pour la première fois dans son histoire, en Haute Cour de Justice pour juger le président pendant qu’il est en fonction.

Par ailleurs, l’opposition politique, les petrochalengers se donne rendez-vous pour le dimanche 16 et le lundi 17 Juin 2019, pour continuer à exiger le départ de Jovenel Moïse au pouvoir.

Caleb Franck Junior Fontilus