Monsieur le président Jovenel Moïse, suite à votre texte « op-ed » publié dans les colonnes du Miami Herald dans lequel vous taclez la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, le 12 juillet 2019. Encore une fois l’instinctif parle…quand le vrai casse-cou prouve grandement son incompétence face à la situation caduque de cette patrie en utilisant la voie des ondes pour se justifier dans l’affaire Petro Caribe…la revendication idéale d’un peuple. Et oui, même si cet ingénieur se trouve appuyer contre l’arbre qui a l’air dangereux pour le pays, finalement pour lui c’est comme si de rien était. Trop haut, trop froid, trop vite ou trop dangereux ? Ce n’est pas pour lui ! Malgré les manifestants l’accusent non seulement de ne pas avoir tenu ses promesses de mettre « à manger dans toutes les assiettes et de l’argent dans les poches », mais aussi d’avoir contribué à l’aggravation de la pauvreté Haïtienne. L’inflation dépasse les 17% depuis deux ans selon l’économiste Etzer Emile. Le président, lui, se contente de la situation. Une fois de plus, le besoin de ce peuple ne se résume pas par la séparation du gâteau en montant un gouvernement qui sera au profit des parlé-menteurs.

Il aurait dû avoir le courage de démissionner, un président qui se respecte et conscient qu’il est le garant de la république, de la démocratie et des institutions, il veille au respect de la constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités, le même moment que son nom se trouve dans une affaire de corruption, il devrait se mit à la disposition de la justice. Combien aurait lui coûté sa démission suite au rejet massif du peuple haïtien ? Est-ce l’amour qu’il éprouve pour ce peuple ? Si c’était l’amour, il aurait fallu manifester sa volonté de se justifier, si cela n’était pas le cas, il devrait se disposer à la justice. Car la loi est une pour tous. Cependant, si cela peut se dire dans ce cas, la justice haïtienne se résume par les ondes pour lui.

Souligne d’autre part, l’invitation des profiteurs…des ravisseurs par le président dans une affaire légale (affaire Petro Caribe), qu’il travaille avec l’Organisation des États américains (OEA) pour créer une commission composée d’experts financiers en vue de réaliser un audit juste et objectif des fonds Petro Caribe. Sans oublier qu’ils tentent souvent fois de consolider cet irresponsable dans ces actes malhonnêtes avec une figure de dialogue clandestin, non objectif. Ils supportent l’ingénieur Jovenel de garder le pouvoir en main parce qu’il avait été élu par l’élection, quelle élection ? Avec combien de pourcentage ? 25 octobre 2015, Jovenel Moïse, poulain de Michel Martelly et de la communauté internationale est proclamé vainqueur. Les Haïtiens contestent. Le deuxième tour est renvoyé. Le 7 février 2016, au terme du mandat qu’il souhaite prolonger de quelques mois, Martelly est forcé de démissionner. Le 20 novembre 2016, avec une participation évaluée à 20 % de l’électorat, Jovenel Moïse est proclamé vainqueur, avec une majorité parlementaire écrasante. Des partis politiques contestent. Des membres du conseil électoral désapprouvent et démissionnent. La communauté internationale valide.

Par ailleurs ces mêmes ravisseurs se grondent contre le président vénézuélien Nicolas Maduro qui a été lui-même aussi utilisé la voie légale pour arriver à la présidence. Pendant qu’ils produisaient des rapports erronés pour déstabiliser son pouvoir ce que le président Maduro a rigoureusement condamné. Alors Prenez garde à ces profiteurs car il gère de son propre intérêt non pas pour l’intérêt collectif de la caraïbe, voire ce peuple haïtien. Monsieur l’ingénieur, Jovenel Moïse, encore une fois le peuple vous adresse : le pays est secoué depuis des semaines par des manifestations antigouvernementales, les protestataires exigeant votre départ afin que la justice soit faite sur la gestion des fonds Petro Caribe.

Max Weber Chery